Photo: Steve Travelguide / Shutterstock.com
L’Iran détient selon les États-Unis des milliards d’euros en crypto. Les stablecoins comme l’USDT y jouent un rôle majeur. Mais comment l’Amérique tente-t-elle concrètement de saisir ou bloquer ces milliards numériques ?
La crypto au congélateur
Le régime iranien a accumulé ces dernières années des milliards d’euros en crypto, notamment grâce au commerce avec d’autres pays pour contourner les sanctions. Il prévoit par ailleurs de faire payer un péage en bitcoin aux pétroliers souhaitant passer par le détroit d’Ormuz.
Beaucoup de gens pensent que les États-Unis peuvent simplement « éteindre la blockchain » pour intercepter ces cryptos. Mais en raison de la nature décentralisée de la crypto, c’est en principe impossible.
Un gouvernement ne peut pas non plus décider seul de couper tout internet.
L’Amérique se concentre surtout sur les endroits où un contrôle central existe : les émetteurs de stablecoins, les exchanges et les banques.
Un bon exemple est l’USDT de Tether. C’est un stablecoin indexé sur le dollar.
Bien que l’USDT fonctionne sur une blockchain, Tether dispose lui-même d’un grand pouvoir sur la monnaie. L’entreprise peut mettre des wallets sur liste noire.
Supposons que l’Iran ait 1 million d’USDT dans un wallet. Dès que les autorités américaines associent l’adresse de ce wallet au régime iranien ou à un contournement de sanctions, l’OFAC, le service des sanctions du ministère américain des Finances, peut demander à Tether de bloquer ce wallet.
C’est ce qui s’est produit récemment avec des wallets que les États-Unis estimaient connectés à la banque centrale iranienne. Environ 293 millions d’euros d’USDT ont ainsi été gelés.
La crypto reste alors techniquement visible sur la blockchain, mais l’Iran ne peut plus rien en faire. L’envoyer est impossible, la vendre aussi. L’argent est en quelque sorte « verrouillé ».
Le bitcoin est plus difficile à geler
Avec le bitcoin, c’est bien plus compliqué. Supposons que l’Iran détienne 500 millions d’euros en bitcoin dans un wallet dont il est le seul à posséder les clés. L’Amérique ne peut tout simplement pas geler ces bitcoins.
Bitcoin n’a en effet pas d’entreprise centrale comme Tether qui peut bloquer des wallets. Les services d’enquête tentent néanmoins d’y garder le contrôle.
Des analystes blockchain suivent les transactions et cartographient des réseaux de wallets. C’est possible parce que toutes les transactions en bitcoin sont enregistrées sur la blockchain.
Dès que les bitcoins sont finalement envoyés vers une plateforme d’échange pour être vendus, les autorités américaines peuvent intervenir. La plupart des plateformes dans le monde sont en effet tenues de respecter la législation sur les sanctions.
L’Amérique peut également faire pression sur les banques et les prestataires de paiement. Même si l’Iran détient des cryptos, celles-ci doivent souvent être converties en dollars, euros ou yuans pour commercer à l’international. En coupant cet accès financier, la crypto devient bien moins utilisable.
Le principe est donc simple : l’Amérique ne gèle pas la crypto en paralysant la blockchain elle-même, mais en rendant l’accès aux fonds impossible. Les stablecoins comme l’USDT s’avèrent ainsi être une cible particulièrement puissante dans la guerre économique contre l’Iran.
XRP repart à la hausse ? Profitez de 10 € offerts pour débuter
XRP a connu une année exceptionnelle : reconnaissance internationale, apaisement juridique et, bien sûr, une envolée spectaculaire du cours. Est-ce le bon moment pour se lancer ?
Bitvavo vous offre 10 € de crypto au choix pour commencer. Accédez à plus de 400 cryptomonnaies aux côtés de plus de deux million d’utilisateurs.
Inscrivez-vous aujourd’hui et recevez immédiatement 10 € de crypto au choix.
L’inscription est gratuite et ne prend qu’une minute.