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Selon l’analyste pseudonyme EndGame Macro, l’intervention récente des États-Unis sur le marché immobilier est beaucoup moins innocente qu’elle n’y paraît. Officiellement, Washington veut améliorer l’accessibilité des logements, mais sous le capot, il voit surtout revenir une recette bien connue en période de crise : créer un gigantesque filet de sécurité soutenu par l’État sous le marché hypothécaire. Et cela pourrait avoir de lourdes conséquences pour le cours du bitcoin.
The Truth About the Housing Backstop and the Return of the 2008 Playbook
The make housing affordable line is the wrapper. The real move is putting a large, government backed bid under mortgage bonds so rates feel like they’re coming down, refis accelerate, and housing doesn’t… pic.twitter.com/7yxSAjoaGC
— EndGame Macro (@onechancefreedm) January 9, 2026
Une mesure qui vise moins la “capacité d’achat” que la stabilité financière
EndGame Macro explique qu’une légère baisse des taux hypothécaires aide à peine les primo-accédants. Les prix restent trop élevés, et les jeunes acheteurs continuent d’être exclus. La vraie bouffée d’air profite surtout aux propriétaires qui ont acheté ces dernières années à des taux de 6 à 8 % et qui suffoquent aujourd’hui sous leurs mensualités.
Politiquement, c’est vendeur : les charges diminuent, les prix ne chutent pas, et les autorités peuvent prétendre avoir “résolu” le problème. Mais pour l’analyste, c’est surtout un outil de gestion du système : empêcher que la pression sur le marché immobilier ne devienne, en 2026, le détonateur d’un ralentissement économique beaucoup plus large.
Une opération de soutien déguisée pour la finance
En poussant Fannie Mae et Freddie Mac à racheter massivement des obligations hypothécaires, le gouvernement place un véritable plancher sous ce marché. Les taux baissent, les spreads se resserrent, et banques comme investisseurs peuvent réduire leurs risques plus facilement. Une dynamique essentielle alors que d’autres segments du crédit, notamment l’immobilier commercial, commencent à montrer des fissures.
Personne n’a besoin d’admettre qu’on stabilise en réalité les bilans bancaires : tant que c’est présenté comme une aide aux ménages, l’opération passe. Mais dans les faits, le risque glisse à nouveau du secteur privé vers des entités implicitement garanties par l’État.
Le fantôme de 2008
Pour EndGame Macro, le parallèle avec 2008 est évident. À l’époque, le marché hypothécaire avait été quasiment nationalisé pour éviter une contagion totale du système financier. Une mesure efficace à court terme, mais qui a instauré un précédent : dès que le marché immobilier vacille, les pertes ne restent jamais privées.
Ce qui se déroule aujourd’hui serait une version plus douce du même scénario, moins spectaculaire, mais tout aussi significative. Et comme alors, si l’économie se dégrade, ce sont les finances publiques qui absorberont les pertes.
Comment la facture finit chez le contribuable
Fannie et Freddie ne sont pas des acteurs de marché classiques, mais des bras armés de l’État. Ajouter du risque sur leurs bilans revient à dire qu’en cas de problèmes, l’addition sera réglée via des garanties implicites, du soutien budgétaire ou une politique monétaire plus accommodante. La “facture” ne prend pas la forme d’un impôt direct, mais de dette supplémentaire, d’inflation ou de futures opérations de sauvetage.
En bref : ce n’est pas de l’argent gratuit, mais un transfert de risque du privé vers le public.
Quel impact pour bitcoin ?
Pour bitcoin, le signal est double :
→ À court terme, stabiliser le marché immobilier et le système financier peut ramener un peu de calme, ce qui soutient la prise de risque et donc le bitcoin.
→ À long terme, cette intervention rappelle exactement pourquoi bitcoin existe : chaque fois que le système traditionnel craque, les pertes sont socialisées et la dette enfle encore davantage.
Si ces opérations finissent par mener à plus de création monétaire, plus de dette publique ou davantage de pression inflationniste, cela renforce l’argument fondamental de bitcoin comme alternative au système financier classique.
Mais attention : en cas de vraie récession, bitcoin peut d’abord souffrir, avant que son récit de “refuge alternatif” ne reprenne le dessus.
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