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Deux camps s’affrontent désormais ouvertement : d’un côté, les défenseurs de la vie privée, de l’autre les partisans d’un contrôle accru des communications. Alors que ces derniers justifient le projet Chat Control par la lutte contre les abus sexuels sur mineurs, ses opposants y voient une dérive inquiétante vers une surveillance de masse de toutes les conversations privées.
Chat Control revient sur la table
Les représentants des États membres de l’Union européenne ont trouvé mercredi un accord au sein du Conseil européen, l’instance politique la plus haute de l’UE. Cet accord permet de relancer le travail législatif autour de Chat Control, un projet longtemps bloqué en raison des controverses et des divisions profondes entre pays.
Selon le Conseil, les nouvelles règles visent à lutter contre le partage d’images pédopornographiques sur des services comme WhatsApp, Signal ou d’autres plateformes en ligne. Le ministre danois de la Justice, Peter Hummelgaard, rappelle que des “millions de fichiers” circulent chaque année.
Une controverse qui dure depuis des années
Depuis le début, l’Europe est fracturée entre deux visions. De nombreux États refusaient toute intrusion dans les communications privées de leurs citoyens. L’accord trouvé ouvre désormais la voie à des négociations finales avec le Parlement européen, susceptibles de définir quand et comment les plateformes pourront être obligées de scanner le contenu des utilisateurs pour y détecter des signes d’abus sur mineurs ou de grooming.
Le cadre juridique actuel, dédié à la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants en ligne, expire le 3 avril 2026. Il pourrait donc être remplacé par Chat Control.
Les détracteurs dénoncent un glissement vers un scénario façon “1984”, où toutes les communications pourraient être surveillées par les autorités.
Ce que contient le nouveau texte
Le Conseil affirme que l’ossature du cadre actuel est maintenue, mais que le rôle des plateformes évolue. Les services en ligne devront toujours prévenir les abus, mais un Centre européen de lutte contre les abus sexuels sur enfants sera créé pour superviser, exiger la coopération des entreprises et imposer des sanctions en cas de manquement.
La surveillance automatique de tous les messages privés a été retirée du texte, mais pourrait revenir à tout moment. Par ailleurs, la base juridique autorisant la détection “volontaire” des contenus pédophiles par les plateformes est prolongée indéfiniment. Certains États appellent déjà à des règles encore plus strictes.
Personne n’est satisfait
Les partisans estiment que les abus continueront tant que les services chiffrés resteront intouchables.
Les opposants, eux, jugent que cet accord ouvre malgré tout la porte à une future surveillance généralisée et permanente des communications européennes.
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