Photo: Shutterstock/Ms. Li
La campagne de déclaration de revenus approche en France et, comme chaque année, les investisseurs en cryptomonnaies doivent s’y préparer. Contrairement à d’autres pays européens où la simple détention au 1er janvier peut déclencher une imposition, le système français repose sur une logique différente. Ce ne sont pas les montants détenus qui sont taxés, mais les plus-values réalisées.
La détention de crypto n’est pas imposée en soi
Posséder du bitcoin ou de l’ether au 1er janvier 2025 ne génère aucun impôt en France. La fiscalité ne s’applique que lorsque vous :
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convertissez vos cryptomonnaies en euros
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utilisez vos actifs numériques pour payer un bien ou un service
En revanche, un échange crypto contre crypto, par exemple bitcoin contre ether, ne constitue pas un événement imposable immédiat pour un particulier.
Le cadre juridique relève de l’article 150 VH bis du Code général des impôts.
Une flat tax de 30 % sur les plus-values
Les gains réalisés sont soumis au prélèvement forfaitaire unique, plus connu sous le nom de flat tax, fixé à 30 %. Ce taux comprend :
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12,8 % d’impôt sur le revenu
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17,2 % de prélèvements sociaux
Un seuil d’exonération existe : si le montant total de vos cessions sur l’année ne dépasse pas 305 euros, aucune imposition n’est due.
Ce point est essentiel : seule la plus-value réellement encaissée est imposée, pas la valorisation théorique de votre portefeuille.
Le cours du 1er janvier : utile mais non déterminant
La valorisation au 1er janvier 2025 à 0h00, souvent mentionnée dans d’autres pays, n’a pas d’impact direct sur l’impôt en France. Elle peut toutefois servir à :
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suivre l’évolution de votre portefeuille
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documenter votre historique en cas de contrôle
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affiner le calcul de votre prix moyen d’acquisition
À titre indicatif, le bitcoin évoluait autour de 90 000 euros selon les plateformes à cette date, avec de légères variations entre exchanges. Ces écarts peuvent influencer vos calculs internes si vous réalisez une vente ultérieure.
Même logique pour les autres actifs numériques. L’ether s’échangeait au-dessus de 3 200 euros début 2025, tandis que le XRP se situait légèrement au-dessus de 2 euros. Mais ce sont uniquement vos prix d’achat et vos montants de cession qui déterminent la plus-value imposable.
Une obligation souvent oubliée : déclarer ses comptes
Au-delà de l’impôt sur les plus-values, les investisseurs français doivent également déclarer les comptes ouverts sur des plateformes étrangères via le formulaire 3916-bis.
L’administration fiscale accorde une attention croissante aux actifs numériques et aux comptes détenus hors de France. La transparence devient la norme.
Ce qu’il faut retenir
En France, la fiscalité crypto ne repose pas sur une photographie de votre patrimoine au 1er janvier, mais sur vos opérations concrètes de vente ou de paiement.
Autrement dit, détenir du bitcoin ne déclenche pas d’impôt. C’est la réalisation d’un gain en euros qui le fait. Une nuance fondamentale qui change complètement la manière d’aborder votre déclaration.
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