Photo: jo.pix/Shutterstock
En surface, l’économie américaine semblait encore solide fin 2025. Les marchés actions évoluaient à des niveaux élevés, la croissance du PIB surprenait positivement et le chômage restait historiquement bas. Mais en prenant un peu de recul et en reliant ménages, marché du travail, crédit et économie réelle, l’analyste pseudonyme EndGame Macro voit apparaître un ensemble beaucoup plus fragile.
Il ne s’agit pas d’une économie en train de s’effondrer, mais d’un système porté par une base de plus en plus étroite, tandis que la pression monte sous le capot. Une dynamique qui pourrait avoir des conséquences majeures pour le cours du Bitcoin.
Ending 2025 Take On The U.S. Economy…And An Apology From The Bottom Of My Heart For My Realistic Yet Pessimistic Takes On The State Of The Economy….
As 2025 ends, the U.S. economy still looks solid at the surface. Stocks are higher. GDP prints are strong. Unemployment remains… pic.twitter.com/Yd1mmUXvdo
— EndGame Macro (@onechancefreedm) December 31, 2025
Croissance et marchés : des chiffres solides, une base étroite
Au troisième trimestre, le PIB réel a progressé de 4,3 % en rythme annuel, le rythme le plus élevé depuis deux ans. Cette croissance a surtout été tirée par la consommation (+3,5 %) et les exportations (+8,8 %).
Le problème ne réside pas dans le chiffre lui-même, mais dans sa composition. Environ 70 % du PIB provient de la consommation, et une part croissante concerne des dépenses non discrétionnaires. À elle seule, la santé représente près de 17 % de la consommation privée, pour un total annualisé d’environ 3 600 milliards de dollars. Cela soutient mécaniquement le PIB, sans pour autant traduire une amélioration du pouvoir d’achat ou de la confiance.
Les marchés financiers ont pris de l’avance. Le S&P 500 a progressé de 17 à 19 %, le Nasdaq de 21 % et le Dow Jones d’environ 11 %. Cette hausse a été portée par l’optimisme autour de l’IA et par l’anticipation d’un assouplissement de la Federal Reserve, bien plus que par une amélioration généralisée des finances des ménages.
Marché du travail et confiance : les signes de refroidissement
Le marché de l’emploi montre des signes de ralentissement. Le taux de chômage est monté à 4,6 % en novembre, contre 4,1 % en début d’année. Sur le mois, seules 64 000 créations d’emplois ont été enregistrées. Le sous-emploi élargi (U-6) a grimpé à 8,7 %.
Les licenciements augmentent. Jusqu’en novembre, 1,17 million de suppressions d’emplois ont été annoncées, soit +54 % sur un an, principalement dans la technologie, la santé et l’industrie. Les consommateurs le ressentent : l’indice de confiance de l’Université du Michigan s’est établi à 52,9 fin décembre, près de 30 % de moins qu’un an plus tôt. L’indice du Conference Board est tombé à 89,1, enregistrant cinq baisses mensuelles consécutives.
Les ménages sous pression
La tension sur le crédit s’étend, avec une hausse marquée des défauts de paiement :
- Cartes de crédit : 12,4 % de retards, au-delà de 20 % dans les tranches de revenus les plus faibles
- Crédits auto : 5,02 %, plus haut niveau depuis 15 ans
- Prêts étudiants : 9,4 %, en forte hausse depuis la reprise des remboursements
- Hypothèques : 3,76 %, avec les prêts FHA autour de 10,8 %
Les faillites suivent la même trajectoire. Les dépôts de bilan sont 8 à 10 % plus élevés qu’il y a un an. Les grandes faillites d’entreprises ont atteint 717 cas, un record depuis 2010. Les faillites personnelles progressent aussi, avec environ 41 000 dossiers déposés en novembre.
Immobilier, commerce et économie réelle
L’immobilier commercial reste un point faible. Le taux de vacance des bureaux avoisine 19 %, bien au-dessus de la moyenne de long terme. La vacance industrielle augmente, tandis que le commerce de détail demeure relativement stable.
La politique commerciale a ajouté des frictions en 2025. Les droits de douane moyens ont dépassé 15 %, avec des pointes à 50 % sur l’acier et l’aluminium et 35 % sur certains produits canadiens, perturbant les chaînes d’approvisionnement et comprimant les marges.
Le transport de fret, un signal silencieux
L’économie des biens confirme le ralentissement. En novembre, le volume de fret n’a progressé que de 0,2 % sur un mois, mais reste près de 7 % inférieur à son niveau d’il y a un an. Les prix spot sont sous pression et les offres de chargement ont chuté de 15 à 22 %, signe de volumes faibles et d’un ajustement de capacité toujours en cours.
Quelles implications pour le bitcoin ?
Pour le bitcoin, le contexte est typique d’une fin de cycle. Alors que les marchés actions affichent encore de la confiance, les tensions s’accumulent dans les finances des ménages et sur les marchés du crédit. Historiquement, c’est un environnement où la politique de liquidité devient plus déterminante que les chiffres de croissance.
Tant que les taux restent élevés, le bitcoin peut sous-performer. Mais ce type d’affaiblissement progressif augmente la probabilité que les banques centrales soient contraintes d’assouplir leur politique en 2026. Lors des cycles précédents, c’est précisément à ce moment-là que le bitcoin a réagi, non pas à la vigueur économique, mais aux virages monétaires.
En résumé, l’économie ne ralentit pas de manière spectaculaire, mais structurelle. Et c’est exactement le type de toile de fond auquel le bitcoin réagit souvent plus tard, mais avec d’autant plus de force.
Les cryptobots sont actuellement disponibles gratuitement
Les investisseurs qui essaient le bot pour la première fois reçoivent 20 € en bitcoins gratuitement sur leur compte en s’inscrivant gratuitement. La fonction est disponible gratuitement via l’application OKX, où les utilisateurs peuvent facilement choisir une stratégie. Les nouveaux utilisateurs reçoivent également 20 € en bitcoins lors de leur inscription.
Bonus : Inscrivez-vous aujourd’hui et recevez 20 € en bitcoin offerts sur votre compte.
S’inscrire et découvrir les bots
Les bots ne garantissent pas de gains et dépendent des conditions du marché.