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Dans un message publié sur X, Vitalik Buterin a défini deux priorités pour l’Ethereum Foundation (EF). La première est de permettre aux utilisateurs de profiter pleinement des atouts d’Ethereum. La seconde vise à garantir la résilience et la décentralisation du réseau, en s’attaquant à chaque faiblesse identifiée.
L’Ethereum Foundation a donc fort à faire dans les mois à venir. Mais que doit-elle accomplir ?
Objectif 1 : Renforcer la résilience du réseau
La Fondation souhaite rendre l’écosystème moins dépendant d’un seul acteur central, y compris d’elle-même. Cela implique, entre autres, de s’appuyer sur une diversité d’équipes indépendantes, chacune contribuant à sa manière au développement du projet Ethereum.
Grâce à cette diversité, un problème au sein d’un seul groupe ou système ne pourrait pas paralyser l’ensemble du réseau. Ethereum doit aussi rester fidèle à ses valeurs fondamentales, même face à de puissants intérêts commerciaux susceptibles de vouloir l’orienter dans une autre direction.
L’amélioration de l’infrastructure technique est également au cœur des préoccupations : cela inclut la résistance à la censure et la capacité à fonctionner malgré de grandes perturbations, qu’elles soient liées à Internet ou au matériel. En parallèle, la décentralisation et une gestion proactive des risques sont renforcées : toute faiblesse doit être identifiée et traitée à temps.
Objectif 2 : Favoriser un usage concret et accessible
L’autre priorité de la Fondation est de rendre Ethereum plus utile au quotidien. L’idée est que davantage de personnes puissent l’utiliser pour des services concrets, notamment financiers, via la blockchain, plus fiables ou moins coûteux que les solutions bancaires traditionnelles, notamment dans les pays à l’infrastructure fragile.
Le monde de l’entreprise est aussi perçu comme un terrain d’opportunités : Ethereum pourrait y apporter plus de transparence, de confidentialité et d’interopérabilité. Il serait alors possible pour des entreprises de garantir la vie privée de leurs utilisateurs sans passer par un tiers de confiance centralisé.
À l’inverse, Ethereum ne souhaite pas encourager des plateformes d’échange ou des portefeuilles où les utilisateurs perdraient le contrôle de leurs fonds, ni des institutions qui n’offrent qu’une illusion de sécurité.
Un nouveau leadership
La Fondation est désormais dirigée par Hsiao-Wei Wang et Tomasz Stanczak, qui succèdent à Aya Miyaguchi. Ils ont pour mission de tourner la page d’une période jugée décevante et de remettre l’organisation sur de bons rails d’ici deux ans.
Tous deux sont des figures techniques reconnues, mais seront-ils capables de relever ce défi ? Le cours de l’ETH est sous pression depuis un moment, malgré les avancées constantes du protocole Ethereum, comme la récente mise à jour Pectra.
Après plusieurs épisodes controversés, dont la vente d’ETH par la Fondation et une stratégie jugée floue, ces nouveaux dirigeants doivent marquer une rupture. Leur plan d’action devra être clair et transparent.
Les objectifs fixés visent à tirer pleinement parti du potentiel d’Ethereum, sans faire de compromis sur la décentralisation, la sécurité ou la résilience du réseau.
Quel avenir pour Ethereum ?
Si ce plan ambitieux est mis en œuvre, il pourrait raviver l’intérêt pour Ethereum, que ce soit du côté des développeurs, des concepteurs d’applications ou des investisseurs. Le projet envisage même de remplacer l’Ethereum Virtual Machine, ce qui constituerait un changement majeur, potentiellement déterminant pour l’avenir du réseau.
Beaucoup de choses bougent en ce moment autour d’Ethereum. Reste à voir si ces évolutions suffiront à inverser le sentiment mitigé qui entoure encore aujourd’hui sa cryptomonnaie.