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Si l’on se contente de regarder le chiffre de l’inflation, le tableau paraît calme. En novembre, l’indice des prix à la consommation (CPI) aux États-Unis affichait une hausse annuelle de 2,7 %. L’inflation sous-jacente, hors énergie et alimentation, s’établissait à 2,6 %. Des niveaux proches de l’objectif de la banque centrale, qui pourraient ouvrir la voie à de nouvelles baisses de taux. Mais pourquoi cela représente-t-il malgré tout un risque pour le cours du bitcoin ?
Taken at face value (which several analysts have said you shouldn’t do given the reliance on imputations, linear interpolations, and other adjustments due to the absence of October price surveys) the November CPI shows:
*Core prices up just 2.6% for the 12 months ended November,… pic.twitter.com/Xw0wbK1as5
— Nick Timiraos (@NickTimiraos) December 18, 2025
Un détail important à ne pas négliger
En y regardant de plus près, l’histoire est différente. L’inflation recule sur une large base, mais quelques composantes tenaces maintiennent artificiellement le chiffre global à un niveau élevé. Le CPI commence à refléter la réalité économique, mais avec un net retard.
Le contexte des données compte aussi. L’inflation d’octobre n’a pas été mesurée en raison d’un arrêt temporaire du financement du gouvernement américain. Les chiffres récents reposent donc sur un mélange de données de septembre et de novembre, avec moins de précision qu’à l’accoutumée. Malgré cela, la tendance est claire. Après un ralentissement au printemps, un rebond temporaire en été, l’inflation s’essouffle à nouveau.
Le principal facteur de rigidité : le logement
La majeure partie de l’inflation restante provient du logement. Les loyers et l’« owner equivalent rent », qui estime la valeur locative des logements occupés par leurs propriétaires, continuent d’augmenter et pèsent lourdement sur l’indice.
Le problème est que cette mesure est largement rétrospective. Les loyers sont ajustés lentement et les contrats existants continuent d’influencer les chiffres pendant des mois. Or, sur le marché réel, la situation évolue déjà. Les données privées montrent un net ralentissement de la hausse des loyers. Selon Zillow, la croissance tourne autour de 1 %, et une légère baisse est même attendue pour 2026.
Autrement dit, le CPI reflète surtout des accords passés, pas la dynamique actuelle. Cela donne l’impression d’une inflation plus persistante qu’elle ne l’est réellement.
Les signes visibles du ralentissement
La faiblesse apparaît surtout dans des secteurs habituellement portés par la confiance des consommateurs. Les prix liés aux voyages reculent nettement. Les hôtels sont plus de 4 % moins chers qu’il y a un an, les billets d’avion plus de 5 %. Les transports publics suivent la même tendance. Ce n’est pas le signe d’une économie en surchauffe, mais bien d’une demande en baisse.
Du côté des biens, la concurrence est intense. Les produits technologiques et les smartphones deviennent nettement moins chers. Les entreprises ont peu de marge pour augmenter leurs prix et se livrent une bataille acharnée pour les parts de marché.
L’inflation qui persiste concerne surtout les charges fixes. Les services énergétiques, comme l’électricité, restent coûteux malgré des prix du pétrole et du gaz relativement stables. Cela reflète moins une consommation vigoureuse que des coûts difficiles à éviter.
Ce que cela révèle sur l’économie
Pris dans leur ensemble, ces éléments ne décrivent pas une économie en phase d’accélération. Il s’agit plutôt d’un ralentissement inégal. La demande faiblit clairement, tandis que les chiffres de l’inflation restent soutenus par des méthodes de calcul lentes à s’ajuster. Le risque est alors que la politique monétaire reste restrictive trop longtemps, alors même que l’économie sous-jacente ralentit déjà.
Quelles conséquences pour le bitcoin ?
Pour le bitcoin, c’est une situation de tension classique. D’un côté, l’inflation paraît encore trop élevée pour justifier des baisses de taux rapides et agressives. De l’autre, la pression économique augmente, ce qui finira par contraindre les banques centrales à assouplir leur politique.
Historiquement, le bitcoin ne bénéficie pas immédiatement d’un ralentissement économique, mais plutôt du moment où le cap de la politique monétaire change. Tant que les chiffres de l’inflation restent artificiellement élevés à cause de composantes retardées comme le logement, le marché demeure incertain et volatil.
Mais lorsque le recul structurel de l’inflation devient évident et que la demande continue de s’affaiblir, la probabilité de conditions financières plus souples augmente. C’est généralement un environnement favorable aux actifs rares comme le bitcoin, surtout lorsque les investisseurs recherchent à nouveau une protection face aux politiques monétaires et à l’accumulation de dettes.
En résumé, à court terme, ce mélange entretient des mouvements latéraux et de la volatilité. À moyen terme, une économie en refroidissement combinée à une inflation en retard de lecture pourrait justement remettre le bitcoin au centre du jeu comme alternative aux valeurs financières traditionnelles.
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